Aucune fédération n’ayant accepté « l’ultime proposition » de l’employeur sur les salaires 2008 - 1,2 % au 1er janvier - nous étions en attente d’une décision du Comex. Allait-il faire le mort, prendre une décision unilatérale, ou rouvrir la négociation sur la base de nouvelles propositions ?
Finalement, ce sera une mesure unilatérale. Avec une petite sanction au passage : 1,2 % au 1er mars et non plus au 1er janvier... Etait-ce bien utile ?
Les 5 fédérations se sont exprimées de façon unanime pour exiger que l’employeur rouvre au plus vite la négociation. Le dérapage incontrôlé des prix, mais aussi la pénible fin de la négociation salariale 2007, le justifie amplement. Toutefois, rien ne laisse penser que cette expression commune soit suivie d’effets immédiats.
L’alourdissement du contentieux sur le front des salaires ne peut que rendre plus difficiles encore les négociations qui s’annoncent pour 2008 : Accord d’intéressement pour les trois années à venir, définition d’un nouvel accord de méthode pluri annuel, début de la négociation d’une nouvelle classification.
Sur l’intéressement, la CFDT considère que la prime de 276 euros qu’elle a obtenu in extremis fin 2007 démontre que les excédents des Caisses nationales permettent de faire davantage chaque année. Nous tenterons d’obtenir pour les trois ans à venir des montants de primes nettement plus élevés.
Sur l’accord de méthode, la CFDT, qui en est signataire, considère que son application a été imparfaite. Si les augmentations sont plus régulières, elles ne collent pas suffisamment au niveau d’inflation. Quant au GVT, le moins que l’on puisse dire est que son niveau reste très insuffisant dans de nombreuses caisses. Nous nous appuierons sur ce constat pour bâtir un nouveau cadre plus exigeant, et d’abord en terme de garanties.
Sur la classification, c’est un chantier à plus long terme. Notre boussole sera de mettre un terme à l’excessive concentration de salariés au niveau 3, en développant les niveaux 4 et 5, et d’organiser les métiers sur plusieurs niveaux. Nous voulons davantage de fluidité, pour l’ensemble des catégories, par une très nette augmentation des possibilités de parcours professionnels.
Paris, le 28 février