La CFDT s’offusque de l’absence de propositions salariales faites par l’employeur lors de la RPN du 17 juillet. L’employeur reconnaît pourtant l’insuffisance des mesures individuelles accordées au titre de 2006 - avec un taux de GVT qui s’est situé à un niveau très faible, entraînant pour l’Institution d’importants excédents sur cet exercice, des gains de productivité constatés pour l’ensemble des branches - une masse salariale en baisse - imputables aux excédents de gestion et à la diminution des effectifs - mais n’a rien à nous proposer.
L’employeur réaffirme qu’il a recherché toutes les voies possibles d’une reconnaissance des efforts fournis par les salariés de l’institution au travers des instruments de la politique salariale, mais qu’il s’est heurté - du fait du contexte (déficits des branches de la Sécu et annonce de la franchise médicale) - à l’intransigeance des pouvoirs publics.
Un employeur qui se trouve réduit à ne pouvoir proposer qu’un nouveau rendez-vous en décembre, en vue de la conclusion de l’accord salarial 2007. Ceci est inacceptable pour la CFDT.
Une situation qui revient à faire l’impasse totale sur le contexte propre à la Sécurité sociale : Une démarche compétence a été mise en place, un accord de méthode sur la négociation salariale a été signé, les deux ayant été agréés par les Pouvoirs Publics fin 2004. Les objectifs de qualité et d’efficience, toujours plus ambitieux, sont régulièrement atteints, alors même que de nombreux postes ne sont plus remplacés.
Contrairement à d’autres secteurs professionnels sous tutelle des Pouvoirs Publics, la Sécu s’est profondément réformée au cours des dernières années. Les gains de productivité sont désormais bien réels sans nuire, tout au contraire, à la qualité de service. Et pourtant, les mesures générales d’augmentation des salaires restent aussi chiches, tandis que les mesures individuelles de promotion, en retrait par rapport aux années précédentes, sont attribuées par les Caisses locales à un niveau très en deçà de leurs possibilités.
Une situation qui conduit la CFDT à demander le respect des dispositions de l’accord de méthode. Une responsabilité que reconnaît l’employeur et qui l’invite à devoir s’engager à amplifier le nombre et l’importance des mesures individuelles au titre de 2007. Des consignes seront données en ce sens par les caisses nationales auprès des organismes de base.
Un employeur qui considère enfin que notre revendication de partage des gains de productivité est légitime - il réaffirme à cette occasion que la question est ouverte et qu’elle appelle à des propositions concrètes de l’employeur - mais que le contexte politique de la période rend impossible une telle perspective dans l’immédiat.
Travailler plus pour gagner moins ? Ce sera sans la CFDT, qui n’accepte pas l’absence de proposition faite en RPN. La contradiction flagrante des Pouvoirs Publics entre le discours et les actes pose de fait la question du respect des accords signés et agréés. En un mot, de la loyauté du dialogue social dans la profession. Nous en tirerons pour notre part tous les enseignements utiles.