1/ L’égalité hommes / Femmes
Le BF coïncidant avec la journée internationale des femmes, il était légitime de pointer les inégalités subsistant dans les secteurs professionnels, et notamment en terme de rémunération. Globalement, l’écart entre hommes et femmes est de 20 %. Du fait notamment du temps partiel subi ou de périodes de travail plus courtes dans l’année pour les femmes les moins qualifiées, mais aussi par des phénomènes de discrimination, à diplôme égal, parmi les salariées hautement qualifiés. La pauvreté au travail touche essentiellement les femmes, situation qui se perpétue et s’amplifie au niveau des retraites.
La loi de mars 2006, faisant obligation de supprimer les écarts salariaux d’ici fin 2010, prévoit qu’à compter de mars 2007, la négociation pourra s’ouvrir dans les branches et les entreprises sur simple demande d’une organisation syndicale. Les secteurs de la fédération, les sections d’entreprises, doivent se préparer à ces négociations. S’assurer d’un égal accès des femmes à la formation, puis aux responsabilités sur des critères uniquement liés à la compétence, construire un environnement facilitateur en terme de conciliation vie privée / vie professionnelle, sont des combats justes, dont chacun sortira gagnant.
2/ L’élection présidentielle
Pour tenter d’aller au-delà des seules réponses de circonstances, La CFDT s’est adressée aux partis de gouvernement sur plusieurs thèmes : 1/ l’Europe, oubliée du débat électoral alors que l’on fête, justement, le 50ème anniversaire du Traité de Rome, acte fondateur de la construction européenne. 2/ la protection sociale et la cohésion sociale, avec des éléments d’actualité forts - rendez-vous sur les retraites en 2008, crises des banlieues, du logement, de l’école... - qui méritent de véritables engagements pour l’avenir. 3/ le travail, l’emploi et les salaires, préoccupation centrale des français, alors que le débat sur le contrat de travail s’estompe et que les chiffres officiels du chômage sont remis en cause. 4/ le renforcement du dialogue social et de la démocratie, chaque candidat devant désormais indiquer plus clairement comment il entend concrétiser ses engagements de campagne.
La CFDT n’entend pas prendre parti. Mais elle poursuit deux buts : 1/ donner des clés de compréhension aux syndiqués et, plus largement, aux salariés, sur la base d’éléments de réflexion approfondis tels qu’ils auront été recueillis auprès des candidats ; 2/ Aider à l’expression d’un vote démocratique et représentatif par la participation du plus grand nombre. Le Bureau fédéral appelle l’ensemble de ses militants à relayer cette action.
3/ Le soutien aux missions de Service public
Le procès en Assises de l’assassin de deux agents de contrôle de l’Inspection du Travail, en 2004, se déroule cette semaine. Le Syntef CFDT, qui s’est porté partie civile, veut éviter toute récupération politique autour de la mort dramatique de deux collègues dans l’exercice de leurs fonctions. Mais il souhaite un procès digne, respectueux des victimes et, plus largement, du corps de contrôle, avec une juste sanction de l’auteur d’un acte inqualifiable.
D’une façon plus générale, de nombreux secteurs PSTE ont pu noter, parfois depuis plusieurs années, la montée des tensions dans les situations de contact avec les publics. Là où ça n’a pas été fait, un dialogue local doit s’engager pour évaluer les situations à risques, et tenter de les désamorcer en amont. Ies employeurs doivent de plus s’engager à condamner sans ambiguïté toutes les agressions verbales ou physiques, et à offrir soutien et assistance, y compris juridique, en toutes circonstances, aux agents molestés.